Salauds de nouveaux

Or doncques, j’étais ce jeudi au Eidgenössisches Departement für Verteidigung, Bevölkerungsschutz und Sport, plus communément connu sous nos latitudes francophones comme Département de la Défense (+ protection civile et sport, soit au final DDPS), pour discuter, pourquoi pas, de quelque possible synergie.

Je suis venu en avion.
Et on sait bien là de quoi je parle.

Manque de bol, nos partenaires du jour étaient bien plus intéressés à savoir comment on édite Wikipédia, parce que même s’ils ont un très joli site, tout en sobriété, il faut bien admettre (et ils l’ont admis) que quand on cherche des informations sur l’Armée suisse, on va sur Wikipédia.

La discussion (ou plutôt la présentation, réalisée en allemand par notre excellente community liaison Muriel) s’est plutôt bien passée, jusqu’au moment où Muriel, en voulant montrer le sérieux du système, a présenté un gadget qu’à ma connaissance on ne trouve que sur :de, à savoir la validation d’édition.

Il y en a en fait une version light sur :fr (et probablement ailleurs), dont l’utilité (et l’utilisation?) me paraît marginale. Mais sur :de, sachez le, tout le monde n’est pas égal: si vous êtes une IP ou un compte utilisateur avec moins de 150 éditions, les modifications que vous faites n’apparaitront pas avant d’avoir été validées par un compte plus confirmé. Tant que ce n’est pas validé, la modification n’apparaît pas dans le texte du lecteur lambda.

Dans les faits ça donne ça.
Dans les faits ça donne ça.

Tout cela est bel et bon, comme n’importe quel plan, jusqu’à environ cinq minutes après la confrontation avec la réalité. Dans notre cas, ça n’a même duré que 15 secondes: l’un des intervenants nous signalait alors qu’une modification opérée par ses soins il y a un mois n’avait pas été validée. Elle n’avait de fait, pas été révoquée non plus: en fait, personne ne l’avait vue.

Inutile de dire qu’il n’était pas super content que sa bonne volonté soit traitée a priori  comme un vandalisme, et qu’il n’avait du coup pas re-contribué depuis.

Ca m’a rappelé, de fait, un article que j’avais vu passer la semaine précédente et qui s’intitulait (modestement) “The Rise and Decline of an Open Collaboration Community: How Wikipedia’s reaction to sudden popularity is causing its decline” (Grandeur et décadence d’une communauté collaborative ouverte: comment la réaction de Wikipédia à sa soudaine popularité cause son déclin). Pour résumer brièvement, il semblerait que l’usage immodéré d’outils de lutte contre le vandalisme (comme LiveRC par exemple) conduise à un rejet croissant de nouveaux contributeurs, qui dès lors n’ont plus envie de continuer (et on les comprend).

En y réfléchissant un peu c’est très logique: avec des robots comme Salebot on sait que les vandalismes de type pipi-caca sont efficacement révoqués. Ne reste, dès lors, pour celui qui veut faire du chiffre*, qu’à patrouiller et débusquer le Mal lorsque celui-ci se dérobe aux antennes de nos drones – avec les dérives que l’on constate assez régulièrement: révocation d’éditions trop simplistes (“ne connait pas les codes / format / usages / liens internes”), tentatives de s’ériger en comité rédactionnel (“ne respecte pas les critères encyclopédiques”), et ton généralement désagréable, voire hautain (un point spécifiquement relevé dans le papier sus-cité).

Ce n’est pas ça, on en conviendra, qui va nous aider à ramener du sang frais.

* et la reconnaissance, sur WP comme ailleurs, passe autant sinon plus par le nombre d’éditions que par leur qualité: comment expliquer sinon l’existence d’une boite utilisateur “compteur d’éditions“. On en a même fait une maladie – c’est dire.

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JLB – PLB

Profitant de la trève internationale, les lumpenfotografen ont délaissé les terrains de rugby pour la chaleur du sport en salle, et en particulier le parquet d’une salle de basket.

A l’occasion du match opposant la Jeunesse laïque de Bourg-en-Bresse et le Paris-Levallois Basket lors de la 8ème journée de Pro A, match perdu par l’équipe locale, nos deux héros photographes ont pu mettre à profit leur connaissance de ce sport de haut-niveau pour réaliser de superbes des photos qui iront rejoindre la grande médiathèque qu’est Commons. En attendant ce jour faste (qui n’est pas aujourd’hui, pour cause de backlog), voici quelques images pour vous faire patienter:

JLB - LP
JLB - LP
JLB - LP
JLB - LP

Tout est question d’objectif

Quand on fait de la photographie sportive, qui plus est à l’intérieur comme moi avec le hockey sur glace, il y a une chose qui compte par dessus tout : l’objectif utilisé. Et force est de constater que, même si avec mon 17-85mm f3.5-5.6 j’arrive à réaliser des photos de relativement bonne qualité, il faut un objectif à focale fixe basse pour réaliser de bonnes/très bonnes photos.

Et c’est là que Wikimedia CH peut aider les photographes. On sait que l’association soutient les différentes demandes d’accréditation. Elle peut aussi aider à acquérir du matériel pour améliorer les “conditions de travail” des photographes.

Ainsi, depuis mardi, l’association me met à disposition un objectif bien mieux adapté aux conditions (luminosité par ex.) rencontrées dans une patinoire : un Sigma 70-200mm f2.8. J’ai profité du match entre le LHC et Rapperswil qui a eu lieu mardi soir pour le tester.

Il permet de réaliser des images “classiques” comme celle-ci

Mais aussi des photos d’actions qui se déroulent à l’opposé de ma position

Et si vous voulez voir d’autres images de cette première sortie, c’est par ici.

Gif animé

USO-Gloucester Rugby - 20141025 - Maul animation

Si toi aussi tu veux faire des beaux gif animé, et que tu as un système moderne (ou compatible), ne va pas plus loin. Nous allons utiliser imagemagick et en particulier la commande convert.

On met d’abord toutes les images qu’on veut fusionner dans un dossier, en les nommant dans l’ordre que l’on veut obtenir dans le gif final.

Si les images sont trop grandes, on peut les rétrécir avec la commande suivante (ici on les réduit à 50% de la taille originelle):

for file in *jpg; do convert -resize 50% $file $file; done;

 On peut ensuite construire le gif, avec la commande suivante :

convert -delay 100 -loop 0 *.jpg anim.gif

Le delay représente le temps entre deux images, et loop le nombre de fois que l’animation va défiler (0 pour l’infini).

On peut ensuite “optimiser” l’animation:

convert -layers Optimize anim.gif anim_optimized.gif

 Et voila, vous avez un super gif animé !