Gif animé

USO-Gloucester Rugby - 20141025 - Maul animation

Si toi aussi tu veux faire des beaux gif animé, et que tu as un système moderne (ou compatible), ne va pas plus loin. Nous allons utiliser imagemagick et en particulier la commande convert.

On met d’abord toutes les images qu’on veut fusionner dans un dossier, en les nommant dans l’ordre que l’on veut obtenir dans le gif final.

Si les images sont trop grandes, on peut les rétrécir avec la commande suivante (ici on les réduit à 50% de la taille originelle):

for file in *jpg; do convert -resize 50% $file $file; done;

 On peut ensuite construire le gif, avec la commande suivante :

convert -delay 100 -loop 0 *.jpg anim.gif

Le delay représente le temps entre deux images, et loop le nombre de fois que l’animation va défiler (0 pour l’infini).

On peut ensuite “optimiser” l’animation:

convert -layers Optimize anim.gif anim_optimized.gif

 Et voila, vous avez un super gif animé !

 

Traitement des images

Une petite description de mon workflow de traitement des images. Tous commentaires sont les bienvenus.

Tout d’abord, je suis une personne libre, c’est pourquoi je n’utilise que des logiciels de mauvaise qualité mal conçus libres. Pour les images, principalement Darktable et Digikam, ainsi que Gimp et Hugin dans une moindre mesure.

Je vous passe le transfert des photos de la carte vers le disque dur, ainsi que le choix (personnel si il en est) de mon classement et arborescence de répertoires.

La première étape est le traitement des RAW. J’importe le dossier dans Darktable, en appliquant des méta-données lors de l’import (mon nom et la licence) et en ignorant les éventuels fichiers JPEGs présents dans le réperoire.

Capture d'écran de 2014-04-19 11:50:46

Je sélectionne ensuite toutes mes images (ctrl+A) dans la vue table lumineuse et change pour la vue carte où je vais géolocaliser mes images, par glisser déplacer de la ligne du bas sur la carte. Cette information sera enregistrée dans les EXIFs de l’image produite.

Capture d'écran de 2014-04-19 11:52:18

De retour dans la vue table lumineuse, je pré-rempli le titre dans l’éditeur de métadonnées (j’ai choisi évenement – date – description) par la partie fixe (donc évenement – date – ) pour toutes les images.
Capture d'écran de 2014-04-19 11:53:12

Je passe ensuite dans la vue chambre noire, oû se déroule le développement des images. J’ai réuni dans mes favoris les modules que j’utilise le plus. On peut voir à droite ceux qui sont activés (le petit signe allumé est activé), ce sont mes “classiques”, que je passe sur presque toutes mes images. J’utilise le mode automatique du module exposition (que je corrige ensuite si besoin). J’utilise les étoiles pour choisir les images que je vais vraiment développer (r pour rejeter une image, 1 à 5 pour noter l’image)
Capture d'écran de 2014-04-19 11:57:37

Une fois le développement terminé, je retourne dans la vue table lumineuse, où je change le classement pour un classement par étoile. Je finis de nommer mes images en ajoutant la description à la fin de mon titre, et je recopie le champ titre dans le champ description.
Capture d'écran de 2014-04-19 12:18:44

Je sélectionne ensuite toutes mes images à exporter et clique sur le bouton exporter. J’ai choisi d’exporter mes images dans un sous-dossier (Traitées) du dossier contenant mes fichers RAW.
Capture d'écran de 2014-04-19 12:26:02

Ça exporte…
Capture d'écran de 2014-04-19 12:26:08

J’ouvre ensuite Digikam et me déplace jsuqu’au répertoire contenant mes images. Je les sélectionne toutes et vais dans Image>Renommer.
Capture d'écran de 2014-04-19 13:09:11

Je renomme mes images en utilisant le champ description des EXIFs, et en ajoutant un compteur unique au cas où deux images ont le même nom.
Capture d'écran de 2014-04-19 12:33:04

Une fois les images renommées, je vais dans Exportation>Export to Mediawiki…, où je me connecte à Commons. Je remplis les catégories globales applicables à tous les fichiers, met éventuellement un modèle dans le champ Generic text. Il est important de modifier le champ Licence, la licence par défaut étant CC-BY-SA+GFDL, ce qui ne me convient pas du tout. On peut également définir des catégories par image dans l’onglet Items properties. Une fois la configuration terminée, on clique sur Démarrer
Capture d'écran de 2014-04-19 12:36:03

Et on obtient ceci à la fin:
Capture d'écran de 2014-04-19 13:08:52

Reste le travail de catégorisation de chaque image, la création des catégories sur Commons, la proposition à un label, l’ajout des images dans les articles, etc.

Date et heure

Il arrive parfois que l’on prenne un ensemble de photo avec un appareil à l’horloge interne mal réglée. Certains s’en fichent, d’autres non. Et quand les autres emprunte le matériel de certains, et oublient de vérifier ce détail, c’est … ennuyeux. Surtout quand on utilise deux appareils en même temps, par exemple un Alpha 900 avec un 17-35 et un K5-II avec un 28-70 lors du salon de l’auto. Et que l’on souhaite traiter les photos dans l’ordre chronologique, pour pouvoir gérer efficacement les descriptions et titres des photos.

Une fois rentré à la maison, les photos dépotées sur le pc, on lance son logiciel de post-traitement favori, on choisit “Trier par date/heure” et patatra, tous les ARW sont décalés d’une heure et douze minutes (1h12) par rapport aux DNG. Pas très pratique, pour traiter dans l’ordre chronologique. C’est le moment de sortir le couteau suisse du photographe: Exiftool

Exiftool est un programme qui permet de lire les metadonnées enregistrées dans l’image, comme par exemple la date de création du fichier. Il permet également de les modifier. Dans le cas présent, on va lancer une commande qui va décaler les dates (toutes les dates) d’une heure et douze minutes:

pipo@lapin:~/Salon$ exiftool -AllDates-=1:12 *.ARW

Et c’est magique, les dates sont modifiées:

pipo@lapin:~/Salon$ exiftool DSC02037.ARW | grep Date
File Modification Date/Time : 2014:03:06 18:42:06+01:00
File Access Date/Time : 2014:03:06 18:42:09+01:00
File Inode Change Date/Time : 2014:03:06 18:42:06+01:00
Date/Time Original : 2014:03:05 08:07:57
Create Date : 2014:03:05 08:07:57
Modify Date : 2014:03:05 09:19:57

Sauf la Modify Date, qui reste à l’heure décalée. Grrrr. On farfouille un peu, et bam! Exiftool ne gère pas les valeurs doubles. Si il y a deux Modify Date, il n’en affiche qu’une, il faut lui demander de tout afficher.

pipo@lapin:~/Salon$ exiftool -a DSC02037.ARW | grep Date
File Modification Date/Time : 2014:03:06 18:42:06+01:00
File Access Date/Time : 2014:03:06 18:42:09+01:00
File Inode Change Date/Time : 2014:03:06 18:42:06+01:00
Modify Date : 2014:03:05 08:07:57
Date/Time Original : 2014:03:05 08:07:57
Create Date : 2014:03:05 08:07:57
Modify Date : 2014:03:05 09:19:57

Il y a deux Modify Date, la première est bien modifiée, mais pas la deuxième… Serait ce un tag différent avec le même nom ? Affichons les tags.

pipo@lapin:~/Salon$ exiftool -s -a DSC02037.ARW | grep Date
FileModifyDate : 2014:03:06 18:42:06+01:00
FileAccessDate : 2014:03:06 18:42:09+01:00
FileInodeChangeDate : 2014:03:06 18:42:06+01:00
ModifyDate : 2014:03:05 08:07:57
DateTimeOriginal : 2014:03:05 08:07:57
CreateDate : 2014:03:05 08:07:57
ModifyDate : 2014:03:05 09:19:57

Non, c’est le même tag. Ils doivent être dans un groupe différent…
pipo@lapin:~/Salon$ exiftool -G1 -s -a DSC02037.ARW | grep Date
[System] FileModifyDate : 2014:03:06 18:42:06+01:00
[System] FileAccessDate : 2014:03:06 18:42:09+01:00
[System] FileInodeChangeDate : 2014:03:06 18:42:06+01:00
[IFD0] ModifyDate : 2014:03:05 08:07:57
[ExifIFD] DateTimeOriginal : 2014:03:05 08:07:57
[ExifIFD] CreateDate : 2014:03:05 08:07:57
[IFD1] ModifyDate : 2014:03:05 09:19:57

Bingo. On va donc pouvoir modifier le tag ModifyDate du groupe [IFD1], qui n’est pas géré par le raccourci AllDates, en écrasant la valeur par la CreateDate.

pipo@lapin:~/Salon$ exiftool "-IFD1:ModifyDate<CreateDate" *.ARW

Et voila, nos images sont à la bonne heure, et on va pouvoir commencer à les traiter. Dans l’ordre chronologique.

Exiftool permet beaucoup plus de choses, c’est un outil puissant, à manier avec précaution, donc 🙂

Timelapse

La magie du time-lapse. Mais si, ces vidéos qui bougent bizarrement qu’on dirait que c’est de l’animation à la papa. De l’image par image quoi.

Un exemple valant 200 discours, voici une vidéo, faite de mon balcon (et oui, je ne recule devant aucun sacrifice.)

Pour faire une magnifique vidéo comme la mienne, il y a deux étapes: la prise de vue et le montage.

La prise de vue

Plusieurs possibilités s’offrent à vous en fonction de votre matériel.

La GoPro

La GoPro, avec son intervallomètre intégré, est une bonne candidate. On la pose, on règle le temps entre les images, et roulez jeunesse. C’est facile, c’est comme ça qu’a été faite la vidéo précédente.

Deux désavantages: Les images sont déformées (comme toutes images prises avec une GoPro), et on ne sait pas trop ce qu’on vise.

Le Compact avec mode Animation

Certains compacts sont pourvus d’un mode animation. C’est le cas du Canon Ixus 70, qui permet de prendre une image toutes les 1 ou 2 secondes en mode vidéo. L’avantage est qu’il n’y a pas de montage à faire, c’est l’appareil qui produit la vidéo.

Le désavantage, c’est qu’on ne peut pas régler précisément le temps entre deux images.

Un exemple ici de vidéo produite avec cette méthode.

Le compact avec CHDK

La plupart des compacts Canon (et certains DSLR) sont compatibles avec CHDK, le Canon Hack Dev Kit, qui permet de rajouter des fonctionnalités à votre appareil photo. Unleash the power ! Il permet de lancer des scripts, dont des intervallomètres. Assez simple d’utilisation, c’est un bon compagnon pour votre compact compatible.

L’intervallomètre sur DSLR

La solution du photographe avec matériel.

Le montage

Une fois qu’on a toutes ces photos, il faut monter un film avec. Une méthode “facile” est d’utiliser mencoder. Avant toute chose, on va réduire la taille des images, cela ne sert à rien de faire une vidéo de 3500*2700 pixels… Pour ça on va utiliser convert:

for i in *.JPG; do convert -resize 720 $i $i; done

Cette commande va nous permettre de réduire la largeur de nos images à 720 pixels. Si on souhaite avoir plus (ou moins), on change le chiffre.

Une fois les photos réduites, on peut lancer la génération du film:

mencoder mf://*.JPG -mf fps=20:type=jpeg -ovc lavc -lavcopts vcodec=mjpeg -o timelapse.avi

où 20 est le nombre d’images par seconde et timelapse.avi est le nom du fichier de sortie.

Et voila !

Vidéos SloMo

Étant actuellement en possession d’un mini-studio photo et d’une GoPro 2 (merci Wikimedia CH), j’ai tenté l’aventure de la vidéo slow-motion (et ai raté le nouvel épisode de Doctor Who à cause de ça). La GoPro, tout le monde connait, c’est cette petite caméra qui permet de faire des vidéos de gens qui vont vite […]

Le focus stacking

Ou comment faire une photo floue avec plusieurs photo floues.

J’avais un peu de temps à perdre cet après-midi (Winter is staying), j’ai donc voulu essayer un nouveau truc.

Le focus stacking, c’est prendre plusieurs photos d’un même objet, en changeant la zone de netteté à chaque photo, et réussir à faire une seule photo nette avec le tout. La magie de la photographie numérique. Normalement, cela se fait avec un objectif macro, mais n’en ayant pas, j’ai fait ça avec mon 70-300 Sigma, qui a un mode macro entre 200 et 300mm.

J’ai posé mon objet (une montre), mis mon objectif en mode manuel et fait mes photos en décalant la bague de mise au point petit à petit. J’ai remonté mes photos sur mon ordinateur et ai lancé MacroFusion, un GUI pour enfuse, logiciel libre de fusion d’images. Et là, j’ai obtenu ça:

Premier test

Plein d’espoir, je me suis dit que le flou était sans doute dû à l’aiguille des secondes, qui change d’une image à l’autre. J’ai donc arrêté la montre, et refait une série de photos, que j’ai passé dans MacroFusion. Pour un résultat… pas très probant:

Second test

Un peu découragé, j’ai essayé Hugin. Hugin, le truc pour faire les panoramas. Qui fait aussi du focus stacking:

IMGP0075-IMGP0084_fused

 

Ce n’est pas exceptionnel, je vous l’accorde, mais c’est sans doute de ma faute, j’ai pris des pas de mise au point trop grands.

Je me suis basé sur ce tutoriel. En gros, il s’agit de changer le générateur de points de contrôle pour utiliser Align image stack et de changer le mode d’assemblage vers Fusionné en exposition à partir d’ensembles.